Kaboom! #32, Dr. Zep & Mr. Titeuf

Kaboom - émission web 100% BD

En complément de nos articles et chroniques BD, les émissions Kaboom! apportent un regard complémentaire sur l’univers de la BD !

Aujourd’hui, Kaboom!, l’émission 100 % BD, s’est rendue au Cartoonmuseum Basel, en Suisse, pour aller à la rencontre de Philippe Chappuis, alias Zep, le dessinateur du célèbre Titeuf.

Cette nouvelle émission a été imaginée, réalisée et présentée par Thibaut Fontenoy, Emilie Colle, Patrice Gautot et Alain Van de Poele.

Merci Kaboom!

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Evil Empire #2, la critique

Evil Empire, La désunion fait la force, Glénat, Bemix, GettyÀ travers les yeux d’une rappeuse underground en proie à un saut de conscience, Max Bemis explore les dérives de la politique pour nous conter l’évolution d’une société sombrant peu à peu dans un empire du mal.

L’opinion publique américaine est sens dessus dessous. Des suites d’un simple événement, le pays se retrouve déchiré dans un débat sur le sens du bien et du mal, et Reese Greenwood ne compte pas se taire face à ce peuple qui soutient les idées d’un homme fou. Mais jusqu’à quel point les gens sont-ils capables de prendre position pour ce qu’ils croient ?

Avec La désunion fait la force, Max Bemis poursuit son récit d’anticipation qui voit la société américaine basculer dans la violence. Seule la loi du plus fort fait foi. Le nouveau président laisse à chaque individu une liberté totale, ce qui entraine beaucoup de dérives, de violence et d’immoralité. Après un premier tome qui avait fortement marqué les esprits par son originalité, ce second tome marque malheureusement le pas. Le lecteur n’est pas dans l’action mais dans les conséquences du choix du président. La désunion fait la force ressemble avant tout à un album de transition où le lecteur voit la violence monter et gagner tous les individus, ou presque. En revanche, le final est très réussi et donne immanquablement envie de lire la suite…

Evil Empire, La désunion fait la force, Glénat, Bemix, Getty
Evil Empire, La désunion fait la force, Glénat, Bemix, Getty
Evil Empire, La désunion fait la force, Glénat, Bemix, Getty
Evil Empire, La désunion fait la force, Glénat, Bemix, Getty

Graphiquement, le sentiment est le même qu’avec le premier tome. Le résultat est peu décevant. Ransom Getti apporte beaucoup de précisions, de détails et d’émotions dans ses dessins, alors que les dessins Andréa Mutti sont moins précis et moins expressifs. il manque une certaine homogénéité et cohérence entre les deux dessinateurs.

Si le récit est toujours bien construit, La désunion fait la force, tome deux de la série Evil Empire, déçoit malheureusement. L’effet de surprise du premier tome est tombé, le récit piétine un peu et laisse place à la violence. Conclusion de cette histoire avec le tome 3 qui devrait clôturer en beauté la série.

Evil Empire #2
La désunion fait la force
Max Bemis – Ransom Getty – Andréa Mutti
Glénat
Parution : 6 juillet 2016

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Les chiens de Pripyat #1, la critique

Les chiens de Pripyat #1, Saint Christophe, Ducoudray, Alliel, Grand AngleAvec Les chiens de Pripyat, Aurélien Ducoudray et Christophe Alliel emmènent le lecteur au coeur de la zone irradiée de Tchernobyl, où des cœurs battent encore…

26 avril 1986 : une série d’explosions ravage la centrale nucléaire de Tchernobyl, contaminant tout dans un rayon de plus de 200 km. Après l’évacuation des plus proches villages, des groupes de chasseurs sont formés avec pour mission d’abattre les animaux touchés par les radiations et qui vivent en liberté dans des villages fantômes. Pour trente roubles par animal tué, une brigade accepte de pénétrer dans la zone. Là, ils croiseront le destin de personnages extraordinaires. Des âmes perdues, abandonnées dans la lande irradiée.

Les chiens de Pripyat est un habile mélange entre récit réaliste et récit de science-fiction. Aurélien Ducoudray s’inspire d’une base bien réelle, l’explosion de la centrale nucléaire de Tchernobyl et ses retombées radioactives sur le territoire Russe, auréolée d’un soupçon de science-fiction. Le récit de l’auteur est comme à son habitude extrêmement bien ficelé. Ce premier tome permet de distiller avec parcimonie et habileté les bases de son aventure afin de tenir en haleine le lecteur et de faire monter une certaine tension. Les personnages, certains à la limite de la caricature, sont très attachants. En charge d’éradiquer les chiens de Pripyat, des animaux domestiques devenus potentiellement dangereux, ils bravent le danger de la radioactivité sans en avoir conscience. C’est l’occasion pour Aurélien Ducoudray de souligner la dureté de la vie en Russie et les difficultés pour gagner quelques roubles. L’auteur s’intéresse aussi aux relations entre les personnages et notamment à la relation père / fils entre Sanglier et Kolia, qui semble être le noyau de cette histoire dont tous les mystères ne sont pas encore dévoilés.

Les chiens de Pripyat #1, Saint Christophe, Ducoudray, Alliel, Grand Angle
Les chiens de Pripyat #1, Saint Christophe, Ducoudray, Alliel, Grand Angle
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Les chiens de Pripyat #1, Saint Christophe, Ducoudray, Alliel, Grand Angle
Les chiens de Pripyat #1, Saint Christophe, Ducoudray, Alliel, Grand Angle

Graphiquement le travail de Christophe Alliel est efficace et percutant. Le dessinateur offre une belle immersion dans cette Russie contaminée et totalement abandonnée par la population. Seuls les fameux chiens sauvages et les chasseurs arpentent les ruines de Pripyat. Tant les personnages, émouvants et expressifs, que les décors, paysages à l’abandon, sont soignés. Christophe Alliel est un dessinateur sur lequel il faudra certainement compter dans les prochaines années.

Les Chiens de Pripyat est un bel album à la fois intéressant et captivant. La fin de l’album annonce une fin de dyptique des plus intéressantes. Vivement la suite.

 

Les Chiens de Pripyat #1
Saint Christophe
54 pages
Aurélien Ducoudray – Christophe Alliel
Grand Angle
Parution : 11 janvier 2017

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