Le projet Bleiberg #1, la critique

Le projet Bleiberg #1, les fantômes du passé, Le Tendre, Peynet, S. Khara, DargaudLes fantômes du passé est le premier tome de l’adaptation d’un roman de David Khara, Le projet Bleiberg, par Serge Le Tendre et Frédéric Peynet.

Depuis des décennies, une mystérieuse organisation met en tout en œuvre afin de créer un nouvel ordre mondial. Son premier allié, dans les années 1920 : Hitler, à qui elle a promis, en échange de contreparties, d’énormes moyens afin d’accéder au pouvoir… Depuis, venue des heures les plus sombres de l’Histoire, une terrible machination s’est mise en marche, menaçant l’humanité tout entière. N’est-il pas déjà trop tard pour l’arrêter ?

Serge Le tendre, scénariste de La Quête de l’oiseau du temps, adapte le roman de David Khara de façon impeccable et signe avec Les fantômes du passé un album haletant et redoutable d’efficacité. Le scénariste parvient en quelques pages seulement à mettre en place l’univers du romancier et  l’intrigue du Projet Bleiberg qui voit la vie d’un jeune trader assez insupportable basculer brutalement. On est immédiatement happé par ce récit très réaliste mené tambour battant par Serge Le Tendre qui ne laisse aucun répit au lecteur. Il dévoile la machination, distille les informations petit à petit et fait monter la tension tout au long de ce premier tome haletant.

Le projet Bleiberg #1, les fantômes du passé, Le Tendre, Peynet, S. Khara, Dargaud
Le projet Bleiberg #1, les fantômes du passé, Le Tendre, Peynet, S. Khara, Dargaud-page1-1200
Le projet Bleiberg #1, les fantômes du passé, Le Tendre, Peynet, S. Khara, Dargaud
Le projet Bleiberg #1, les fantômes du passé, Le Tendre, Peynet, S. Khara, Dargaud
Le projet Bleiberg #1, les fantômes du passé, Le Tendre, Peynet, S. Khara, Dargaud
Le projet Bleiberg #1, les fantômes du passé, Le Tendre, Peynet, S. Khara, Dargaud
Le projet Bleiberg #1, les fantômes du passé, Le Tendre, Peynet, S. Khara, Dargaud
Le projet Bleiberg #1, les fantômes du passé, Le Tendre, Peynet, S. Khara, Dargaud
Le projet Bleiberg #1, les fantômes du passé, Le Tendre, Peynet, S. Khara, Dargaud
Le projet Bleiberg #1, les fantômes du passé, Le Tendre, Peynet, S. Khara, Dargaud
Le projet Bleiberg #1, les fantômes du passé, Le Tendre, Peynet, S. Khara, Dargaud
Le projet Bleiberg #1, les fantômes du passé, Le Tendre, Peynet, S. Khara, Dargaud

Graphiquement, Frédéric Peynet rend une copie parfaite. Son trait réaliste, moderne et très précis plonge le lecteur au cœur de New-York. Les pages de Frédéric Peynet défilent sous les yeux du lecteur avec beaucoup d’émerveillement tant les décors sont réussis et les personnages expressifs. Si l’adaptation de Serge Le Tendre est très réussie, le dessin de Frédéric Peynet est l’atout incontestable du Projet Bleiberg.

Ce premier tome est un excellent album qui embarque très rapidement le lecteur. Si on pourrait regretter que les auteurs n’aient pu développer une histoire originale, il ne faut pas bouder son plaisir lorsqu’une adaptation est réalisée avec talent. Vivement la suite du Projet Bleiberg !

 

Le Projet Bleiberg #1
Les Fantômes du Passé
64 pages
Frédéric Peynet – Serge Le Tendre – David Khara
Dargaud
Parution : 27 janvier 2017

Share on FacebookTweet about this on Twitter

Les Ogres-Dieux #1, la critique

Ogres-dieux, Petit, Soleil, Hubert, GatignolAvec ce premier tome des Ogres-Dieux, Hubert et Laurent Gatignol épluchent toute l’histoire d’une famille Ogres et ses membres, du plus jeune au plus petit, entre héritage, coutumes et tiraillements…

Petit est le fils du Roi-Ogre. À peine plus grand qu’un simple humain, il porte sur lui le signe de la dégénérescence familiale qui rend chaque génération plus petite que la précédente à force de consanguinité. Son père veut sa mort, mais sa mère voit en lui la possible régénération de la famille puisqu’il pourrait s’accoupler à une humaine tel que le fit jadis le Fondateur de la lignée. Elle le confie alors à la tante Desdée, la plus ancienne d’entre eux, qui déshonorée en raison de son amour pour les humains, vit recluse dans une partie de l’immense château. Seulement voilà, contrairement au souhait de sa mère, elle tentera d’élever Petit à l’inverse des moeurs familiales… Tiraillé entre les pulsions violentes dont il a hérité et l’éducation humaniste qu’il a reçue de Desdée, Petit trouvera-t-il sa place ? Et survivra-t-il à l’appétit vorace de sa famille ?

En tout point, Petit est un album exceptionnel. Dès la couverture, sombre et imposante, le lecteur est plongé dans le mystère de ces Ogres-Dieux. Puis le scénario d’Hubert, construit sous deux axes narratifs avec d’un côté la bande dessinée narrant l’histoire de Petit et de l’autre des textes illustrés se concentrant sur la vie des différents souverains depuis le fondateur, capte le lecteur, dès la première page, avec une histoire extrêmement bien ficelée et des personnages très attachants. Il dresse un univers original où les ogres sont des dieux et les humains des esclaves. La naissance de Petit chamboule complétement cet univers et devient une source de conflit. Haï et rejeté par son père en raison de sa petite taille, Petit peine à se faire une place dans ce monde où la violence est reine.

Ogres-dieux, Petit, Soleil, Hubert, Gatignol
Ogres-dieux, Petit, Soleil, Hubert, Gatignol
Ogres-dieux, Petit, Soleil, Hubert, Gatignol
Ogres-dieux, Petit, Soleil, Hubert, Gatignol
Ogres-dieux, Petit, Soleil, Hubert, Gatignol
Ogres-dieux, Petit, Soleil, Hubert, Gatignol
Ogres-dieux, Petit, Soleil, Hubert, Gatignol

Graphiquement, la magie opère dès la première page. Laurent Gatignol parvient en quelques cases à embarquer le lecteur. Comme le héros, le lecteur se sent tout petit face aux dessins de l’auteur. Son style épuré et dynamique est tout simplement envoutant.

Petit est un album à côté duquel il ne faut pas passer. Certes, l’album est paru en 2014, mais il n’est pas trop tard pour découvrir cet album merveilleux et très original qui saura enchanter tous les lecteurs.

Ogres-Dieux #1
Petit
170 pages
Hubert – Laurent Gatignol
Editions Soleil
Parution : 3 décembre 2014

Share on FacebookTweet about this on Twitter

Undertaker #3, la critique

Undertaker 3, L'ogre de Sutter Camp, Dargaud, Dorison, MeyerL’Ogre de Sutter Camp marque le début d’un nouveau dyptique d’Undertaker dans lequel Xavier Dorison et Ralph Mayer s’intéressent au passé de Jonas Crow !

Jonas Crow n’est plus ce pauvre croque-mort solitaire… même si, lui, aurait bien voulu le rester ! Mademoiselle Lin et Rose, la belle Anglaise, se sont associées au croquemort. De la douceur dans son monde de brutes ? Pas pour très longtemps… Un ancien colonel lui apprend que « l’Ogre de Sutter Camp est vivant » ! Son passé trouble pendant la guerre de Sécession ressurgit, et Jonas engage alors sa « troupe » dans une chasse à l’homme et à ses propres regrets…

Après un premier dyptique, très réussi, qui a indéniablement marqué les esprits des lecteurs, le retour de Jonas crow était fortement attendu. Eh bien, L’ogre de Sutter Camp, troisième tome de Undertaker, ne déçoit pas un seul instant. Xavier Dorison ouvre ce nouveau dyptique avec un récit à l’ambiance très sombre et pesante. Alors que Rose et Mademoiselle Lin, qui accompagnent désormais Jonas Crow, souhaitent relancer le business du Croquemort, ils vont être, tous les trois, confrontés au passé de Jonas durant la guerre de sécession. Un passé dont le héros ne semble pas très fier. Xavier Dorison ne dévoile que quelques secrets de ce passé pour mieux ménager le suspense et installer une certaine tension tout au long du récit. Le scénariste signe une aventure prenante et captivante qui est menée tambours battants. Les dialogues de Xavier Dorison, percutants à souhaits, terminent de convaincre le lecteur.

Undertaker 3, L’ogre de Sutter Camp, Dargaud, Dorison, Meyer
INT_UNDERTAKER_03_FR_PG06_54.indd
Undertaker 3, L’ogre de Sutter Camp, Dargaud, Dorison, Meyer
Undertaker 3, L’ogre de Sutter Camp, Dargaud, Dorison, Meyer
Undertaker 3, L’ogre de Sutter Camp, Dargaud, Dorison, Meyer
Undertaker 3, L’ogre de Sutter Camp, Dargaud, Dorison, Meyer
Undertaker 3, L’ogre de Sutter Camp, Dargaud, Dorison, Meyer

L’autre point fort de cette série est bien évidemment le graphisme de Ralph Meyer qui embarque superbement le lecteur dans l’ouest américain. Accompagnant le récit, le dessin de Ralph Meyer est plus sombre que sur le premier dyptique, avec beaucoup d’ambiance de nuit et dans la forêt. Le talent de Ralph Meyer n’est plus à démontrer, et pourtant on le (re)découvre à chaque album. Dans cet album le lecteur est notamment saisi par les gros plans des personnages, très réalistes et expressifs…

Xavier Dorison et Ralph Meyer remettent le couvert et signent avec L’ogre de Sutter Camp un excellent album mêlant habilement rythme et actions. Le cliffhanger final donne irrémédiablement envie de lire la suite de cette aventure… Vite !

 

Undertaker #3
L’ogre de Sutter Camp
64 pages
Xavier Dorison – Ralph Meyer
Dargaud
Parution : 27 janvier 2015

Share on FacebookTweet about this on Twitter