Gentlemind #1, la critique

Gentlemind est le premier tome d’un diptyque, écrit par Teresa Valero et Juan Diaz Canales, le scénariste de Blacksad, et dessiné par Antonio Lapone.

New-York, 1940. Navit, une jeune artiste désargentée, hérite d’un journal de charme quelque peu désuet : Gentlemind. Combative, intelligente et audacieuse, elle s’improvise patronne de presse et se lance le défi insensé d’en faire un magazine moderne. Hantée par le souvenir de son amant disparu sur le front en Europe, elle doit affronter la réalité d’une société américaine en plein âge d’or mais résolument machiste…

L’héroïne, la belle et audacieuse Navit, vit avec son compagnon Arch dans le New York des années 40. Elle, est artiste et lui, est dessinateur dont le modèle favori n’est autre que sa douce Navit. Il est capable de la dessiner dans le noir sans avoir besoin de la voir ni de la regarder. Mais malgré son talent, il peine à trouver du travail et cherche désespérément une place dans un journal, quand tout à coup il tombe sur le riche homme d’affaires Powell. Ce dernier lui propose un poste de dessinateur dans son magazine de charme Gentlemind, à la condition de lui présenter Navit.
Tombé sous son charme, Powell lui offre d’abord une place dans son théâtre et en fait rapidement sa maîtresse puis son épouse, au grand dam d’Arch qui, ne pouvant plus supporter cette situation, quitte les Etats-Unis pour l’Europe en guerre. Après le décès soudain de son mari Powell, Navit hérite du fameux magazine Gentlemind, et se met en tête de le moderniser et d’en faire un journal incontournable. Sur son chemin, elle rencontre l’avocat de renom Waldo Trigo, un personnage haut en couleur, qui l’aide dans ce projet ambitieux et pas seulement…
Le récit de Juan Diaz Canales et de Teresa Valero est résolument sensuel, captivant et plonge le lecteur dans une atmosphère élégante et intrigante du New York des années 40. Il révèle le caractère bien trempé et combative de l’héroïne, désireuse de se sortir de sa condition, tout en affrontant une société machiste. 

Ce premier tome est magnifiquement réalisé. Sa mise en page sublime littéralement l’histoire. Le dessin d’Antonio Lapone est envoutant et insuffle une belle dynamique aux personnages. Les couleurs, tantôt sombres tantôt chaudes, sont de toute beauté.

Le trio Diaz Canales, Valero et Lapone fonctionne à merveille et nous livre une œuvre riche et remarquable. Vivement le tome 2.

Gentlemind #1
88 pages
Teresa Valero – Juan Diaz Canales – Antonio Lapone
Dargaud
Parution : 21 août 2020

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