Iznogoud #30, la critique

Iznogoud #30 - De père en fils - Imav éditions - Laurent Vassilian - Nicolas TabaryDans De père en fils, le 30ème album d’Iznogoud, le vizir cherche une nouvelle fois à être calife à la place du calife.

Tout commence lors d’un voyage en Inde. Victime de sa boulimie, le bon calife Haroun El Poussah s’empoisonne en mangeant une vache sacrée. Atteint de « délirium très mince » et devenu fou, le calife est déclaré inapte à gouverner. Aussitôt Iznogoud imagine déjà qu’il va enfin devenir « calife à la place du calife ». Mais coup de théâtre, le Conseil des Sages révèle que seul un héritier du calife pourra lui succéder. Il faut établir un lien de parenté entre le bon calife et son infâme Vizir. Iznogoud part alors sans tarder à la recherche des ses aïeux…

Pour tout dire, cela faisait un petit moment que je n’avais pas lu un album d’Iznogoud. Et il me faut bien l’avouer, c’est un plaisir de retrouver le Grand Vizir désormais aux mains de Laurent Vassilian et Nicolas Tabary.

Dans cette nouvelle aventure, Iznogoud espère profiter de la folie temporaire du calife pour enfin pouvoir prendre sa place. Pour cela il doit prouver (ou s’inventer ?) détenir un lien de parenté avec Haroun El Poussah, et par conséquent retrouver la trace de son père. Plus classique que le précédent album Iznogoud Président et bien mieux ficelé, le récit de Laurent Vassilian est à la fois complexe (sans doute un peu trop) et complètement barré. C’est une aventure sans temps mort menée à 100 à l’heure au cours de laquelle l’auteur propose au grand Vizir un petit voyage dans le passé accompagné par de nombreux gags plutôt réussis qui rythment agréablement  l’aventure.

Iznogoud #30 - De père en fils - Imav éditions - Laurent Vassilian - Nicolas TabaryGraphiquement, Nicolas Tabary propose des dessins détaillés et fournis. Son dessin s’installe dans la droite de ce que faisait son père Jean Tabary, tout en y apportant sa patte. Les pages sont bien remplies, de temps en temps peut être un peu trop, ce qui n’aide pas toujours la lecture. Reste que le talent de Nicolas Tabary est bel et bien présent pour peindre les folies et emportements du grand Vizir.

Laurent Vassilian et Nicolas Tabary signent une belle aventure d’Iznogoud plus classique mais toujours aussi délirante !

 

Iznogoud #30
De père en fils
Laurent Vassilian – Nicolas Tabary
IMAV Éditions
Parution : 8 octobre 2015

1 réaction sur “ Iznogoud #30, la critique ”

  1. Ping Nicolas Tabary, dans la case | une Case en plus

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.