Le Roi Singe #1, la critique

Nous connaissons parfois la légende du roi Singe à notre insu, par Dragon ball, Alex Kidd, Pokemon ou encore League of Legends. Voici une nouvelle adaptation du célèbre roman chinois de 16è siècle, dans Le Roi Singe, de Chaiko, chez Paquet.

Le Roi Singe est un personnage très populaire en Chine et au Japon. Ce singe, héros doué de parole et de conscience, est connu pour sa force, sa rapidité et ses pouvoirs magiques extraordinaires, mais également pour son naturel espiègle et son passé d’irrépressible trouble-fête. Cette légende ancienne a été rendue célèbre par un livre écrit au XVIe siècle par Wu Cheng’en dont le titre est traduit en français de différentes manières : Le Roi des singes, La Pérégrination vers l’Ouest, Le Singe pèlerin ou encore Le Voyage en Occident.

Né de la Roche et de la foudre, un singe sans nom découvre la gloire à ses premiers jours, puis la mortalité au départ de l’ancien roi des singes. Cette peur de la fin sera le déclencheur de sa quête. Un maître bienveillant fera rapidement de lui un être  surpuissant. Extraordinaire et facétieux, parfois insupportable, rien ne semble résister à Sun Wukong le Roi Singe, mais son arrogance va lui causer l’ire du royaume céleste. Quel plaisir de lire les saillies irrévérencieuse de Sun et ses effets, de suivre les combats ni trop présents ni trop longs dans ce premier tome parfaitement rythmé

Le dessin est respectueux, des animaux, de la nature, précis et chatoyant dans les couleurs. La mise en scène est généreuse avec le lecteur, très centrée sur Sun et mettant en exergue l’humour des situations et le ridicule des personnages qui luttent contre le héros. La comédie est presque théâtrale, les décors étant globalement discrets, se résumant parfois à de la matière et de la couleur, pour servir avec justesse l’acteur principal pour qui les cases sont même parfois trop petites. Le dynamisme de certaines scènes nous a même plongé avec joie dans une réminiscence nostalgique de Dragon Ball de Toriyama.

Chaiko donne à son Roi singe anthropomorphe l’honneur qu’il mérite, par son dessin où il s’agite tel l’animal, le récit de son aventure qu’il traverse tel une force irrépressible, ou les dialogues par lesquels sa dimension de divinité immature et extravagante s’exprime. La fin du premier tome du Roi Singe laisse Sun dans une posture difficile, et c’est avec impatience que nous allons nous jeter sur le tome 2.

Le Roi Singe #1
Pagaille au palais céleste

78 pages
Chaiko Tsai
Paquet
Parution : 10 julliet 2019

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