Leblon Delienne ferme ses portes

Leblon Delienne

La société Leblon Delienne spécialisée dans la fabrication de statuettes en résine de personnages de BD, qui avait été placée en liquidation judiciaire le 3 octobre dernier, est contrainte de fermer ses portes le 31 décembre 2014. Le tribunal de commerce de Dieppe a en effet rejeté l’offre de la société Artoyz, seule offre de reprise qui avait été soumise. « La décision de fermeture est tombée le 23 décembre 2014, dans la soirée », se désole Laurent Buob dirigeant de la société.

Née en 1983, Leblon Delienne est l’un des précurseurs en matière de figurines de bandes dessinées. La société tient son nom de ses créateurs, Marie Leblon, la sculptrice, et Eric Delienne, le gestionnaire. Ils ont l’idée de créer des statuettes, en bois, puis en résine, de personnages de bandes dessinées et de dessins animés. Le personnage de Tintin est notamment l’une des spécialités de l’atelier dont un contrat est signé en 1983 avec les ayant-droits d’Hergé, le créateur de Tintin. Astérix, Spirou, Disney, Playmobil, Bécassine, Les Schtroumpf, Monsieur Madame font aussi partie de l’écurie des licences détenues par la société. Leblon Delienne s’impose progressivement comme la référence en termes de statuettes de personnages de BD « franco-belges » au style « ligne claire » et les statuettes sous licence signées Leblon Delienne sont reconnues comme la référence dans l’univers de la BD franco-belge.

Leblon Delienne - la patinoire

En 2007, Laurent Buob rachète la société à ses fondateurs. Mais dès 2008, les premières difficultés financières apparaissent. Le nouveau dirigeant doit faire face à la perte du marché Hergé, qui a représenté jusqu’à la moitié du chiffre d’affaires, et aux effets de la crise qui pèse lourdement sur ce marché du loisir. Ces éléments associés conduisent la société vers le dépôt de bilan. Un plan de continuation permet à l’entreprise de repartir en 2013.

Leblon Delienne mise alors sur ses autres licences, comme Astérix, Bécassine, Blake et Mortimer, Spirou, Michel Vaillant ou même Calimero. Parallèlement, la société se développe aussi dans la production de meubles design, d’objets décoratifs. Malgré cela, la diversification ne suffit à compenser les pertes dans l’activité principale…

A moins d’un revirement de dernière minute, grâce à une pétition lancée par le dirigeant d’Artoyz, la décision du Tribunal de Dieppe signe donc la triste fin de cette magnifique aventure née en 1983 avec la rencontre de Marie Leblon avec les héritiers de Hergé.

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