Nicolas Tabary, l’interview en plus

Interview en plus - Nicolas Tabary

À l’occasion de la sortie du 30ème album des aventures d’Iznogoud, De père en fils, rencontre avec Nicolas Tabary, le dessinateur du « grand » Vizir (1 mètre 50 en babouches) toujours en colère !

Iznogoud #30 - De père en fils - Imav éditions - Laurent Vassilian - Nicolas Tabary

De part votre père Jean Tabary, on vous imagine tombé dans la BD tout petit ? Aimez-vous la BD ?
Disons que j’ai lu la BD dans les magazines dans lesquels mon père était publié. Parce que finalement quand j’étais petit, je voyais mon père derrière sa table à dessin, mais on ne voyait jamais ces BD terminées. Il les livrait quand nous étions au lit ou à l’école, donc on découvrait son travail dans les magazines une fois publiés. C’est comme ça que j’ai découvert et aimé la BD, en aimant tout d’abord les BD de mon père, Totoche, Corinne et Jeannot, Iznogoud, Valentin le vagabond…etc. Puis, j’ai découvert les autres séries d’autres auteurs qui étaient présentes dans les magazines à ses côtés au sein de Pif Gadget et ensuite Pilote.

En lisez-vous beaucoup ?
Malheureusement, je n’ai pas tellement le temps de lire aussi bien des romans que des BD mais cela m’intéresse beaucoup. En particulier, le travail des dessinateurs m’interpelle parce que je suis graphiste ; je travaille dans la pub depuis toujours. Dans cet univers de la communication, je réalise entre autres, des BD, des strips et des dessins d’humour. J’aime la BD pour tous ces visuels, pour tous ces auteurs mais je n’ai malheureusement pas beaucoup le temps d’en lire.
Par ailleurs, il y a une telle profusion de titres depuis quelques années et de nouveaux auteurs que je m’y perds un peu. On remarque d’ailleurs que le gâteau se partage de plus en plus et on voit bien le résultat, la plupart souffre beaucoup. Ils ont du plaisir à faire ce métier, c’est certain qu’il vaut mieux avoir le plaisir et la passion pour le faire parce que beaucoup en vivent mal et sont obligés de faire d’autres boulots à côté pour s’en sortir.

Comment en êtes-vous venus à reprendre Iznogoud ?
Je pense que c’est mon destin de fils d’auteur. J’ai travaillé avec mon père à de nombreuses reprises, régulièrement ou occasionnellement. A partir de 1997, je suis revenu travaillé avec mon père au sein de son atelier. J’ai appris à réaliser les mises en couleurs à ses côtés à partir de 16 ans. Après tout un cheminement s’est opéré où j’ai fait moi-aussi mon parcours personnel de graphiste en publicité.

Magazine Corinne et Jeannot - Nicolas TabaryEn 1997 donc, je suis revenu pour un projet, le magazine Corinne et Jeannot, et j’ai travaillé avec mon père qui tenait la maison d’édition avec ma mère la directrice ; On a sorti ce magazine dont j’étais le rédacteur en chef, je m’occupais de la fabrication et de la mise en page ; mon père, quant à lui, faisait les dessins et on travaillait ensemble sur les contenus. C’était un magazine passionnant qui n’a malheureusement pas reçu le succès que l’on aurait espéré. Donc on l’a arrêté au dixième numéro. Mais j’ai continué de travailler aux côtés de mon père sur ses séries en réalisant leurs mises en couleurs et en assurant la direction artistique des Éditions Tabary. J’ai en fait toujours travaillé à ses côtés mais nous n’avons jamais dessiné ensemble sur un même album.

Puis, un jour j’ai eu l’idée de créer des strips d’Iznogoud dans l’esprit des bandes d’actualité qui avaient été faite dans les années 1970 avec Goscinny puis Alain Bulher. Elles paraissaient à l’époque dans le JDD (Journal Du Dimanche). Dans ces bandes d’actualité, Iznogoud se retrouvait à chaque semaine dans la peau d’un ministre et agissait avec humour selon l’actualité du moment.

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J’avais l’envie de travailler sur les personnages de la série. Je ne sais pas pourquoi, mais je devais sentir certainement qu’il fallait que je m’y mette. J’ai proposé l’idée à un ami éditeur qui publiait des magazines d’unions des maires de la banlieue parisienne et c’était parti ! J’ai trouvé que c’était une belle opportunité de traiter à nouveau avec Iznogoud des thèmes d’actualités, de sociétés et d’utilisation du pouvoir, et cette fois encore dans la peau d’un ministre.
Comme je connaissais mon père par cœur, qu’il était très perfectionniste, je savais qu’en lui montrant les étapes de ma création il aurait tout repensé à sa sauce, je ne lui ai donc jamais montré ni mes scénarii de strips, ni mes crayonnés, ni l’encrage. Je lui ai montré tout cela fini, en couleurs, avec les qualités et les maladresses de mon trait, pour ne pas qu’il intervienne avant et qu’il me décourage. Et finalement ça lui a plu, et il m’a apporté des conseils que j’appliquais sur le strip suivant. Ça m’a permis de travailler sur les personnages et leurs graphismes particuliers.Les cauchemars d'iznogoud - Tome 3 - Jean Tabary

De cette façon, je me suis préparé, sans savoir vraiment pourquoi ni pour quand, à travailler sur la série Iznogoud. Je me suis dit qu’il y aurait peut-être quelque chose à faire à côté sur des projets de la même veine que les albums Les cauchemars d’Iznogoud, 4 albums dans la série qui réunissent toutes les bandes d’actualités des années 70 issues du JDD (Journal Du Dimanche). Je m’étais d’ailleurs positionné pour faire un cinquième tome de gags d’une page.

Mais le destin nous a rattrapé et nous n’avons pas pu mettre en œuvre ce projet. En 2004 mon père fait un AVC, ce qui aura pour conséquence de l’éloigner définitivement de sa table à dessin. Un an après, en 2005, ma mère nous quitte, laissant mon père seul et les Éditions Tabary sans directrice. J’en deviens le gérant et avec ma sœur et mon frère, tous trois actionnaires de la société, nous décidons de relancer l’entreprise en mettant en route un nouvel album d’Iznogoud. Mon frère et ma sœur se mettront au scénario et moi au dessin pour mon premier album : Les mille et nuit du calife sorti en 2008. Il a été fait au côté de mon père, triste et heureux à la fois de voir Iznogoud poursuivre ses aventures sans lui mais avec son fiston. J’ai d’ailleurs écrit le mot « FIN » de cet album à ses côtés, un soir dans sa chambre.

Iznogoud Président - Nicolas Canteloup - Laurent Vassilian - Nicolas Tabary - Imav éditionsEn revanche, mon père n’aura pas eu l’occasion de me voir dessiner Iznogoud président car il est décédé une semaine avant que je n’en débute le dessin, en août 2011. Nous venions de céder les droits d’Iznogoud à Anne Goscinny et à sa maison d’édition Imav, qui publie désormais les albums d’Iznogoud. Mon père, à la mort de René Goscinny en 1977 avait créé les Éditions Tabary pour respecter les dernières volontés de son ami en poursuivant et éditant lui-même les aventures d’Iznogoud. Et à la mort de TABARY, le personnage est retourné auprès de la fille de René Goscinny. Une belle histoire de famille et de transmission.

Pour ce deuxième album, le scénario est de Nicolas Cantaloup et un de ses coauteurs, Laurent Vassilian. Anne Goscinny aimait beaucoup Canteloup à la radio, sur Europe 1, et Anne a donc eu l’idée de lui proposer de faire le scénario. Il a accepté à condition qu’il soit accompagné de l’un de ses auteurs. Laurent Vassilian, passionné de BD l’a donc aidé. C’était pour eux un véritable challenge, et ça les a bien amusés. Donc voilà comment j’ai démarré et poursuivi le travail de mon père dans ce parcours de destin. On pourrait dire de dessins.

Comment dessine-t-on Iznogoud, est ce facile de le dessiner ? À-t-il été facile de se l’approprier ?
Iznogoud - Calife à la place du calife - Nicolas Tabary - Imav éditionsNon, ce n’est pas un personnage, ni une série facile. Il y a pas mal de détails, de personnages qui ont des costumes, des morphologies différentes et complexes à mouvoir. Il a fallu que j’apprenne rapidement à mettre tout cela en scène. D’autant que je n’avais pas une grande expérience personnelle pour faire de la BD.
A partir de 2002, j’en avais fait dans le cadre de mon boulot de publicitaire pour une agence de com. Donc c’est assez récent. Je faisais des dessins d’humour des strips, mais des pages complètes de BD en 4 rangées et en suivant un scénario case par case, c’était nouveau. Ce n’était pas gagné car j’étais débutant.
J’ai donc débuté en album avec Iznogoud en 2008. Ce n’était pas une mince affaire et j’avais une grosse pression sur les épaules. Je ne voulais décevoir ni mon père ni les lecteurs. J’avais cette crainte de décevoir. Lors de mes premières séances de dédicaces, je ne savais pas comment interpréter les regards des lecteurs qui venaient me voir. Venaient-ils parce qu’ils étaient contents, ou bien me juger ? Le démarrage était particulier.

Aujourd’hui je sais qu’ils ne sont jamais venus me voir en me jugeant. Ils ont senti la filiation dans le trait, cela m’a rassuré et fait très plaisir. Je n’ai pas copié le style de mon père, d’ailleurs il m’a toujours dit de ne pas copier le dessin des autres afin de trouvé le mien, mais j’ai développé mon trait à moi dans une certaine continuité de celui de mon père et ce, depuis mon plus jeune âge. Parce qu’évidemment, il y a une influence de mon père dans ma façon de dessiner. Je suis un peu tombé tout petit dans les BD de mon père, lol !

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Pour en venir à la nouvelle aventure d’Iznogoud, comment est né de père en fils ?
Il est né dans la tête de Laurent Vassilian. Suite à Iznogoud président, il s’est retrouvé seul aux commandes. Il a trouvé cette idée seul. Nous n’avons pas cette complicité comme auraient deux auteurs qui auraient créé une série ensemble. Lui est arrivé par le biais de Nicolas Canteloup et Anne Goscinny, moi je suis là par mon premier album déjà réalisé aux côtés de mon père. Et Anne Goscinny aimait cette continuité de père en fils pour la série. Aujourd’hui, Laurent a fait son scénario pour ce nouvel album de son côté, un travail d’auteur solitaire. Pour savoir comment lui est venue l’idée, il faudrait lui poser la question…

Je lui avais simplement donné quelques pistes de réflexions après Iznogoud président. Je lui avais dit que cela serait bien de retrouvé l’esprit original de la série, avec son côté visuel et le sentiment de voyager au pays des mille et une nuit. Ça a du quelque part faire son chemin car il a écrit une aventure dans la veine traditionnelle de la série avec beaucoup de clins d’œil à notre époque, des jeux de mots, des gags et des personnages hauts en couleurs, de la magie et un bon fil conducteur. Des ingrédients comme on les aime et qui correspondent bien à l’univers de la série.

Comment se passe votre collaboration avec Laurent Vassilian ? Participez-vous au scénario ?
Non je ne participe pas au scénario. Je pars du principe que chacun fait sa création. Quand je mets en image le scénario, j’envoie mes crayonnés pour les corrections. Eventuellement, je pourrais avoir mal compris une description du scénariste dans une planche. Je suis de ce côté-là très exigeant avec moi-même. J’épluche bien le scénario et je fais en sorte de bien comprendre tout ce qu’a voulu raconter Laurent dans sa description d’images et ses dialogues. J’intègre tout cela en y mettant des détails, des petites choses que j’ajoute parfois dans les cases, des choses qui apportent une seconde lecture visuelle. Je mets tout ce petit monde en scène. Tous mes crayonnés vont à la validation, et je reçois des corrections éventuelles exclusivement sur le texte. Car on me corrige rarement ma partie dessin. Après il peut y avoir des changements dans le scénario, dans ce cas je modifie une case.

Je fais confiance à Laurent pour le scénario. De mon côté, je l’ai trouvé réussi. Avant que je reçoive le scénario, il passe entre les mains d’Anne Goscinny, l’éditeur. Elle le lit et s’il y a éventuellement des choses qui ne correspondent pas à l’esprit de la série, elle en parle avec le scénariste. Un œil bienveillant sur l’œuvre de son père en quelque sorte.

Au sein de ce 30ème album, y-a-t-il une case ou un scène que vous appréciez particulièrement par son originalité ou les difficultés techniques rencontrées ?
Il a une scène qui me plaît bien car c’est une scène un peu cinématographique. Il s’agit de la scène de la page 10  quand le calife montre sa folie à Iznogoud. Ce dernier se rend au chevet du calife, il est malade, il est dans son pouf. Et Iznogoud l’écoute. On a un rapprochement assez intéressant et très expressif entre Iznogoud et Haroun El Poussah. C’est ce qui fait la richesse de ce personnage, il s’exprime sans cesse de manière différente à chaque case. Il est infatigable ! C’est du pain béni pour un dessinateur d’avoir un personnage comme lui car on ne s’ennuie pas un seul instant.

Iznogour - De père en fils - Imav éditions - Nicolas Tabary - Laurent Vassilan

Dans cette scène, il y a une suite de case qui montre cette écoute d’Iznogoud qui est ahuri de ce que l’autre lui raconte. J’aime bien le côté cinéma de cette scène. De plus, j’ai développé une façon de délimiter les cases que mon père n’avait pas. Par moment, je rapproche les cases en y mettant juste un fil de séparation et non une bande blanche habituelle. Cela donne un rythme immédiat aux cases…

D’une manière général, quand un album est terminé êtes-vous 100% satisfait de votre travail ou vous dîtes vous, tiens cette case j’aurais pu la faire comme-ci, comme çà ?
Oui, je me fais souvent cette réflexion sur le personnage d’Iznogoud. Il y a des moments où je trouve que je ne l’ai pas bien réussi. Et la plupart du temps, je suis le seul à le voir. Parfois la posture, l’expression ne me conviennent plus, mais je m’en suis rendu compte un peu tard, soit après l’encrage ou même après publication de l’album. C’est comme cela que l’on apprend. On ne peut pas toujours revenir en arrière corriger les choses. Nos propres erreurs nous permettent de nous améliorer. J’assume les défauts et j’essaie de ne pas les reproduire.

Avez-vous déjà été confronté à la case blanche ?
Oui, cela arrive à tout dessinateur. J’avoue que cela m’arrive moins qu’avant. Il y a eu une époque où je me retrouvais devant une case avec l’impression de ne plus savoir dessiner. On ne pose plus les traits au bon endroit. Et là, on doute, on se dit mais si un jour tout ceci disparaissait de mon crâne et que je ne puisse plus créer. Dans les faits, on démarre à chaque fois d’une case blanche. On répète même les personnages d’une case à une autre. Cela reste toujours différent car il faut toujours reconstruire une case sous un autre angle ou dans la suite de la case précédente pour que cela file et que l’histoire se poursuive. Il faut démarrer d’un scenario, de choses écrites assez techniques et y mettre la vie, la réalité de l’histoire, les expressions… Pas simple, mais passionnant !

Iznogoud sort de sa case. Sur quel produit aimeriez-vous le voir ?
Je le sortirais de sa case pour aller dans une autre case, c’est à dire dans les cases d’un autre auteur qui n’aurait rien à voir avec le monde de la BD franco-belge. Un album one-shot, une nouvelle expérience graphique et intellectuelle où l’on aurait les aventures d’Iznogoud revisitées sans humour, plus dure, un voyage impensable ! Intéressant non ? Ou une autre expérience que je trouve sympa, Iznogoud contemporain, urbain ! Récemment sur un pan de mur, une fresque d’Iznogoud a été réalisée par un grapheur, un artiste qui s’est inspiré de la tête énervé d’Iznogoud issue de la couverture d’Iznogoud président. Il en a fait une fresque murale. J’adore !

fresque - Iznogoud - Thibault Esonier - Graffitti

Je préfère cela que de le retrouver sur tel ou tel produit. Ou alors ça pourrait être pas mal de le voir sur une bouteille de Coca Cola. C’est tout rouge déjà, comme Iznogoud ! Et ainsi, cela ferait une bonne pub à Iznogoud, il serait plein d’énergie, de bulles et partout dans le monde, comme Coca Cola !

Pour être plus sérieux, Iznogoud est un personnage assez colérique, négatif. Un personnage auquel on ne s’identifie pas vraiment. Il est donc difficile à associer à des produits, cela demande réflexion et les publicitaires n’en manquent pas. C’est le personnage idéale pour de la pub humoristique décalée. Son univers graphique et magique des milles et une nuit est intéressant. Le personnage en lui-même est un peu plus complexe à utiliser. Même si, finalement, il a un fort capital sympathie puisqu’il rate tout ce qu’il fait. À la limite, on pourrait le retrouver dans un manuel d’éducation pour montrer aux jeunes ce qu’il ne faut pas faire dans notre société… Lol !

Et Iznogoud au cinéma ? S’il sortait de sa case, est-ce qu’il pourrait se retrouver de nouveau au cinéma ?
Oui. C’est d’ailleurs en pourparlers actuellement. On croise les doigts pour que cela se fasse. Le film d’Aladin, dans le même univers qu’Iznogoud a fait plus de 3,5 millions d’entrées, c’est bon signe.

Braoude-Youn-TabaryPasser d’un héros de papier à un format réel, je trouve cela incroyable. Peu m’importe « le résultat », il y a cette magie qu’apporte le cinéma et la vision que pose le réalisateur sur la série BD, et ça c’est extraordinaire ! J’ai d’ailleurs beaucoup aimé le film de Patrick Braoudé avec Mickaël Youn qui a magistralement habité le grand vizir.

À ce sujet, pour vous qui pourrait interpréter le mieux Iznogoud ?
Je n’ai pas vraiment d’idées, car il faudrait un petit teigneux. (Sarkozy n’est pas acteur donc ça n’irait pas). Peut-être Manu Payet en Iznogoud, Matthias Van-Khach en Dilat Laraht et Jérôme Commandeur en Calife Haroun El Poussah.

Manu Payet - Jérôme Commandeur

Louis de Funès aurait sans doute été un excellent Iznogoud ?
Oui, oui. D’ailleurs René Goscinny y avait pensé à l’époque où il envisageait un film live. Le casting des acteurs auxquels il avait pensé se trouve dans le tome 2 de l’intégrale Iznogoud…

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Sur quelle case travaillez-vous en ce moment? Une case du prochain Iznogoud ?
Pas du tout. Je travaille sur un album qui n’a rien à voir avec la BD franco-belge. Il s’agit d’une adaptation d’un roman philosophique en BD. Je ne peux en dire plus pour le moment. Mais c’est un autre univers avec un style plus épuré. Prévu pour octobre 2016.

 

Merci à Nicolas Tabary.
Propos recueillis par téléphone le 4 novembre 2015.

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