Petit Paul, la critique

Petit Paul, Bastien Vivès, GlénatDans Petit Paul, Bastien Vivès met en scène des personnages généreusement pourvus par la nature dans une série d’histoires courtes. 

Petit Paul vit à la campagne avec son père et sa sœur Magalie. Et il est ce qu’on pourrait appeler un enfant précoce. Bien qu’il ne soit pas encore en âge de penser à la chose, le voici doté d’un formidable attribut difficile à dissimuler et qui déclenche chez les chastes femmes de son entourage les plus violentes des pulsions. À la ferme familiale, chez ses amis ou en classe, notre pauvre petit paysan se retrouve ainsi propulsé, bien malgré lui, dans des situations aussi lubriques qu’absurdes et embarrassantes… 

Dans son nouvel album inaugurant la collection Porn’Pop des éditions Glénat, consacrée à des ouvrages pornographiques, Bastien Vivès raconte les mésaventures de Petit Paul, un enfant au sexe démesurément grand. Sa protubérance l’embarque, bien malgré lui, dans des situations scabreuses auquel il ne souhaite pas prendre part. Si l’auteur se défend d’avoir écrit un livre incestueux, il se dégage à la lecture de cet album un sentiment embarrassant et finalement assez malsain. En effet sous couvert de proposer des ouvrages pornographiques à la liberté totale et débridée, les différentes histoires courtes verront Petit Paul avoir plusieurs relations sexuelles avec sa sœur ou encore un paysan s’acoquiner avec une vache… Il y a certes du second degré derrière tout cela et si les situations sont plus dingues les unes que les autres, l’humour prend difficilement et n’efface pas l’aspect gênant et malsain de cet album.

 

Petit Paul, Bastien Vivès, Glénat
Petit Paul, Bastien Vivès, Glénat
Petit Paul, Bastien Vivès, Glénat
Petit Paul, Bastien Vivès, Glénat

Graphiquement, le talent de Bastien Vivès n’est plus à démontrer. Avec peu de décors et toujours dans un style épuré, Bastien Vivès s’en donne à coeur joie pour déshabiller ses protagonistes et les mettre dans les situations les plus asburdes et trash possibles. La mise en page des pages titres de chaque chapitre, s’insprirant librement des couvertures des albums de Martine est très réussie et assez drôle ! 

Publié parallèlement au Chemisier chez Casterman, Petit Paul est un album déroutant, embarrassant voire même choquant par moment. Certains trouveront de l’audace et du génie dans cet album, ce qui est sans doute en partie vrai, mais certaines histoires auraient sans doute pu être revues… Quoiqu’il en soit, Petit Paul n’est pas un album à mettre dans toutes les mains.

 

Petit Paul
176 pages
Bastien vivès
Glénat – Collection Porn’pop
Parution : 19 septembre 2018

1 réaction sur “ Petit Paul, la critique ”

  1. Serponia Réponse

    J’irai jeter un oeil mais j’ai laissé tomber Vivès. Il y a en effet une telle récurrence dans ses albums dorénavant, sans compter les interviews où il dit explicitement, devant un journaliste qui essaye de l’aider à huiler ça, que l’inceste, c’est hyper excitant, bon… je crois que comme un gosse, il se dit que rien ne lui arrivera car ça fait bien longtemps qu’on le traite de petit génie etc. Et il a raison en fait : rien ne lui arrive.
    On s’étonnera que les féministes ne se préoccupent pas de lui pour s’acharner à la place sur des ennemis fantômes mais sans doute le crédit de Vivès est immense, tant mieux pour lui et ses fantasmes de pédophilie récurrents.

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