Ratafia #7, la critique

Ratafia, tome 7, un besoin de consolationAvec Un Besoin de Consolation, Nicolas Pothier et Johan Pilet proposent une nouvelle aventure de Ratafia, toujours aussi délirante.

L’équipage de la Kouklamou a enfin mis la main sur un trésor ! Mais soumis au poids de tout cet or, le navire ne tarde pas à passer en dessous de la ligne de flottaison et à prendre l’eau… saccageant ainsi tous les livres de la bibliothèque du Capitaine ! Le problème, c’est que l’un d’entre eux, Consolation, a été emprunté à un navire-bibliothèque à la politique très stricte : « saisie totale des biens de l’emprunteur en cas de non-retour du livre » ! Le Capitaine, Romuald et tous les autres n’ont d’autre choix que de partir en quête de l’ouvrage en question s’ils ne veulent pas perdre leur magot si durement acquis. Pas gagné alors que la crise du livre fait rage et que les librairies ferment toutes les unes après les autres…

Le scénario de Nicolas Pothier est vraiment une réussite. Le navire pirate est rempli d’or… mais pas pour très longtemps ! La faute à un bouquin, Consolation, dont la date de retour au navire-bibliothèque est très largement dépassé… si on ajoute à cette folle histoire que le livre a été abimé à cause d’infiltrations dans la Kouklamou, on frise le délire total mais complétement maitrisé par le scénariste. Un Besoin de Consolation signe, à mon sens, le grand retour de Ratafia. On retrouve l’ambiance et l’humour potache des premiers albums avec les jeux de mots à chaque page, pour ne pas dire à chaque case. C’est sans temps mort, c’est drôle, c’est délirant, c’est frais, bref on adore et on se s’en lasse pas !

Les auteurs profitent, par ailleurs, de ce nouvel opus pour critiquer et commenter, ironiquement façon Ratafia, la crise que traverse le marché du livre (et de la BD) avec la disparition des lecteurs et sa conséquence, la disparition des librairies. Une critique acerbe et déjantée rendue possible grâce aux talents des auteurs.

Ratafia, tome 7, un besoin de consolation

Côté dessin, on retrouve Johan Pilet qui remplace Frédérik Salsedo depuis le tome 6 de la série. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le dessinateur a parfaitement trouvé ses marques. Le style est dynamique et efficace. Les personnages sont toujours aussi loufoques et barrés ….. Rien à reprocher au travail de Johan Pilet. Vraiment parfait !

On n’a pas besoin de se faire consoler, on a simplement besoin d’une dose de Ratafia pour que tout aille mieux ! Un Besoin de Consolation, le tome 7 de Ratafia est sans doute mon coup de cœur de la rentrée.

 

Ratafia #7
Un Besoin de Consolation
Nicolas Pothier – Johan Pilet
Collection Treize Etrange
Glénat
Parution : 3 septembre 2014

2 réactions sur “ Ratafia #7, la critique ”

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