Ratafia Delirium #1, la critique

Les joyeux pirates de Nicolas Pothier et Frédérik Salsedo sont de retour pour une nouvelle aventure aux confins de la galaxie, avec le premier tome de Ratafia Delirium, Le mal blanc.

Après un sidérant voyage intersidéral, l’équipage du Kouklamoon se retrouve sur une petite planète sans nom, mystérieuse, sauvage et entièrement recouverte d’océans, d’où émerge un petit archipel sans nom au milieu duquel une petite île sans nom cache une petite source sans nom. L’eau qui coule de cette petite source sans nom aurait en revanche un petit nom : l’eau de jouvence. En effet, selon certaines sources (qu’on se gardera ici de nommer), cette eau donnerait, à celui qui la boit, la jeunesse éternelle ! Bien entendu, cette petite planète sans nom est aussi une planète sans visiteurs, car qui, dans toute la galaxie, serait assez stupide pour croire à ces gnoleries ?

Nicolas Pothier signe avec Ratafia Délirium une série spin-off à la série principale Ratafia dans laquelle il met ses personnages dans un autre univers. Pour ce premier tome, il fait de ses délirants héros des pirates de l’espace. Alors qu’ils pensent avoir trouver la fameuse eau de jouvence, pour avoir la vie éternelle, l’équipage du Kouklamoon est confronté à une étrange maladie, le mal blanc, qui  les transforme, les uns après les autres, en zombie… Avec cette parodie de science-fiction, à la recette savamment dosée et aux conneries démesurées, Nicolas Pothier enchaîne les gags, les références et les clins d’œil dans un récit très rythmé et très drôle. Sur le fond, le scénariste en met un sérieux coup sur notre système de santé en faisant de nombreuses blagues sur les médecins, l’hôpital et les secrétaires médicales mais aussi en pointant du doigt, toujours avec un humour déjanté, les salles d’attente et l’industrie pharmaceutique qui ne produit plus de médicaments pour les pauvres. Bref, cela déconne à tous les niveaux, avec des rencontres improbables et déjantées, et ce n’est vraiment pas pour nous déplaire, tellement on s’amuse à chaque page.

Après avoir laissé la main à Johan Pillet depuis le tome 6 de la série Ratafia, Frédérik Salsedo, le dessinateur original de la série régulière, est de retour aux commandes graphiques de ce spin-off. Avec son style est à la fois dynamique et nerveux, Frédérik Salsedo s’en donne à cœur joie pour malmener cette équipe de bras cassés. On apprécie beaucoup les nombreuses références à d’autres univers (Moebuis, Albator, Star Wars ou E.T. pour ne citer qu’eux) qui alimentent e animent le récit.

Quel plaisir de retrouver toute la clique délurée de la Kouklamou dans cette nouvelle aventure totalement déjantée. Nicolas Pothier et Frédérik Salsedo signent avec ce spin-off une aventure farfelue où l’intrigue n’est au fond qu’un prétexte à empiler les vannes et les jeux de mots efficaces. On adore !

Ratafia Delirium #1
Le mal blanc

48 pages
Nicolas Pothier – Frédérik Salsedo
Vent d’Ouest – Glénat
Parution : 8 janvier 2020

2 réactions sur “ Ratafia Delirium #1, la critique ”

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