Résilience #1, la critique

Résilience #1, Les terres mortes, Augustin Lebon, CastermanLes éditons Casterman publient Les terres mortes, premier tome de Résilience, un récit d’anticipation écologique.

2068, l’Europe est ravagée par une politique environnementale désastreuse. Pour lutter contre DIOSYNTA, la puissante multinationale qui viole et exploite les sols, un réseau clandestin baptisé la Résilience voit le jour. A leur échelle, des femmes et des hommes arpentent les routes, les décharges et les camps de réfugiés pour aider la population à reprendre le pouvoir sur son alimentation. Déclarés hors-la-loi dans toute l’Europe, ils sont traqués, battus, assassinés et pourtant chaque jour plus nombreux. Insignifiants, ordinaires, anonymes, les Résilients existent et sont prêt à se sacrifier pour préserver une Terre à l’agonie. Ils sont ceux que l’Histoire retiendra. Ils sont ceux que nos enfants admireront. Ils sont le remède et les héros qu’on ne mérite pas.

Après s’être adonné au western avec Le révérend, Augustin Lebon signe un récit de science-fiction dans lequel des résistants luttent contre la production intensive menée par la société Diosynta, et prônent, a contrario, une agriculture responsable et traditionnelle. Avec ce récit, Augustin Lebon dresse un monde post-apocalyptique, géré par un consortium surpuissant, où l’environnement est menacé par une utilisation outrancière d’OGM. L’intrigue est bien posée, le lecteur entre rapidement au cœur de l’action et découvre les différentes facettes de ce monde dévasté. Les rebondissements ne manquent pas au cours de ce premier tome, de quoi capter le lecteur, tout comme Adam et Agnès, les deux héros attachants qui mènent le combat.

Résilience #1, Les terres mortes, Augustin Lebon, Casterman
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Augustin Lebon signe également le dessin de Résilience avec un trait semi-réaliste qui convient parfaitement au thème et permet de mieux ancrer cette fiction dans une certaine réalité. Le dessinateur soigne ses personnages tout comme les décors post-apocalyptiques qui plongent le lecteur au milieu d’une terre dévastée. Le découpage est lui aussi réussi avec ces cases et des plans variés.

Les terres mortes, premier tome de Résilience, est un récit qui questionne forcément, mais c’est avant tout une fiction réussie qui, sans surprendre le lecteur, s’avère être un très bon divertissement, bien mené et efficace. En attendant le dénouement de ce dyptique en 2018.

 

Résilience #1
Les terres mortes
64 pages
Augustin Lebon
Casterman
Parution : 3 mai 2017

1 réaction sur “ Résilience #1, la critique ”

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