Sara Lone #1, la critique

Sara Lone - Tome 1 - CouvertureEdité chez Sandawe, Erik Arnoux et David Morancho signent, avec Pinky Princess, le 1er tome de la série Sara Lone, un polar ambitieux se déroulant aux USA, au Texas.

Fin des années 50, Joy Carruthers, une jeune femme au passé sulfureux se retrouve prise dans un engrenage destructeur après le meurtre brutal de son père, patron d’une modeste pêcherie artisanale de crevettes du golfe du Mexique… Quittant les nuits chaudes de la Nouvelle-Orléans, elle revient au pays après des années d’absence pour reprendre l’affaire à son compte, en dépit de l’hostilité ambiante… Elle devra s’opposer au tout puissant Syndicat des Pêcheurs, découvrir les vrais meurtriers, composer avec un trésor Maya englouti avant de – sans le savoir – se retrouver prise dans un terrible complot d’état qui trouvera son point d’orgue dans les rues de Dallas, un sale après-midi de novembre 1963…

Disons-le sans perdre de temps, Prinky Princess le premier tome de Sara Lone est une vraie réussite, un très beau premier tome qui nous embarque tambour battant au Texas dans les années 50.

Au scénario, Erik Arnoux propose un excellent polar. Complot politique, secrets de famille, chasse au trésor, passés sulfureux et mystérieux, FBI et assassins, le scénariste mélange judicieusement tous les éléments indispensables pour embarquer le lecteur avec lui. Quelques détails historiques font le reste… Rythmé, bien ficelé et fluide, malgré quelques flashbacks, le scénario de ce premier tome fonctionne merveilleusement bien. En prime, il choisit pour héroïne, une jeune et jolie fille, ce qui n’est pas pour déplaire. De plus, Erik Arnoux a soigné tous les personnes avec leur caractère affirmé et leur passé énigmatique, le tout dans une ambiance idéalement sombre…. Le scénario en dévoile juste assez pour que l’on est envie de lire la suite…

Sara Lone - tome 1 - Page 1

Les dessins de David Morancho sont très beaux et très réussis. Des expressions aux mouvements jusqu’aux détails, c’est beau, c’est efficace et c’est fluide. Rien à reprocher. Bien au contraire, le style du dessinateur correspond tout à fait au scénario. Dès la première page, nous sommes visuellement aux USA, dans les années 50. Les décors sont eux-aussi magnifiques… La mise en couleur a elle aussi son importance. De manière très jolie, très artistique, les couleurs pâles et sombres contribuent beaucoup à cette ambiance particulière de polar. De quoi être embarqué immédiatement dès la première case.

Prinky Princess, le 1er tome de Sara Lone est une excellente BD. Le scénario extrêmement bien ficelé et les dessins superbes plairont au plus grand nombre. Il serait dommage de passer à côté de ce premier album prometteur pour une série en devenir ! Les tomes 2 et 3 sont d’ailleurs déjà sur les rails. La sortie du tome 2 est prévue pour octobre 2014 février 2015 (Merci Erik Arnoux).

 

Sandawe, pionnier du crowfunding
Sandawe.com est la première maison d’édition de bande dessinée communautaire basée sur le «crowdfunding» (financement participatif), qui permet à des auteurs de bande dessinée de faire financer et promotionner leurs projets par les internautes, les «édinautes». Sandawe a été lancée en janvier 2010 par Patrick Pinchart, ex-éditeur aux Editions Dupuis, fondateur du site actuabd.com, et qui fut à deux reprises rédacteur en chef du journal «Spirou», par Lionel Frankfort, spécialiste en gestion d’entreprise en en gestion commerciale, et Dimitri Perraudin, informaticien spécialisé dans les bases de données et l’e-commerce.

3 réactions sur “ Sara Lone #1, la critique ”

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