Timothé Le Boucher, dans la case… | Ces jours qui disparaissent


Une Case en plus vous propose de rentrer Dans la case d’un auteur de bande dessinée, qu’il soit scénariste, dessinateur ou encore coloriste. Dans la case, c’est simple, l’auteur choisit une case au sein de son dernier album, explique son choix et la décrypte pour vous.

Aujourd’hui, Timothé Le Boucher vous propose d’entrer dans la case 6 page 103 de l’excellent Ces jours qui disparaissent, publié chez Glénat.

« Lubin Maréchal est un jeune acrobate qui voit une autre personnalité prendre possession de son corps un jour sur deux.

J’ai choisi cette case car elle exprime le thème sous-jacent de l’album: un individu obligé d’abandonner sa passion au profit d’un métier plus pragmatique. C’est une manière de parler de la transition après l’adolescence vers le monde du travail, bien qu’en réalité, les deux personnalités évoquent avant tout un conflit idéologique.

Cette case est extraite de l’un des spectacles de Lubin. Endormi et en lévitation, il va dans les cases suivantes changer de costume pour devenir un chevalier noir. Chaque spectacle évoque un double et donne des pistes sur la trame narrative de l’album.

Dans la case, Timothé Le Boucher, Ces jours qui disparaissent, Glénat

Le choix du thème de l’Héricourtais pour ce spectacle permet de dévoiler un peu plus la personnalité du héros. Il a tendance à fuir les problèmes et les responsabilités et est attiré avant tout par ce qui n’est pas réel. C’est un trait de personnalité qui va être développé dans tout l’album par petites touches, jusqu’à son final.

Souvent, mes storyboards sont en noir et blanc sans ombrages, mais pour cette scène, la lumière avait une réelle signification. Je l’ai représentée car elle était utile à la narration pour comprendre l’enjeu de la scène.

Dans la case, Timothé Le Boucher, Ces jours qui disparaissent, Glénat
Dans la case, Timothé Le Boucher, Ces jours qui disparaissent, Glénat
Dans la case, Timothé Le Boucher, Ces jours qui disparaissent, Glénat

Ensuite, le storyboard m’a servi de crayonné de base et j’ai redessiné directement dessus. D’ailleurs, plus l’album avançait et plus mon storyboard était précis jusqu’à devenir l’encrage définitif dans les dernières planches.

Je crois que ça trahissait mon envie de plus en plus importante de dessiner l’album. »

 

 

Merci à Timothé Le Boucher pour sa participation à la rubrique Dans la case. Retrouvez la chronique de son album Ces jours qui disparaissent, un album à ne pas manquer !

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