Un putain de salopard #1, la critique

Un putain de salopard #1, Isabel, Rue de sevresUn putain de salopard, la nouvelle série événement de Régis Loisel débarque chez Rue de Sèvres, avec Olivier Pont aux dessins.

Max, qui vient d’enterrer sa mère, se retrouve avec pour héritage deux photos d’elle et lui enfant quand ils vivaient au Brésil. Sur chacune d’elles, un homme différent. L’un d’eux serait-il son père ? Il plonge sur les traces de son passé, vers un camp forestier en Amazonie. Mais ses rêves d’aventure et d’exotisme buteront vite sur la réalité de cette jungle des années 70.  Il découvre un territoire gangréné par la violence, les réseaux de prostitutions, et la loi du plus fort. Il s’appuiera sur un joyeux trio déluré dont deux infirmières françaises, et surtout sur une jeune brésilienne muette, Baïa, indispensable guide. Dans la moiteur tropicale de cet environnement hostile, chacun poursuit ses buts et tente de survivre.

Sous ce titre un chouïa provocateur, se cache l’histoire d’un mec qui s’embarque dans une aventure rocambolesque à la recherche de son père en pleine forêt amazonienne. En sa possession, deux photos de lui avec deux hommes différents, dont l’un est certainement son père mais aussi un putain de salopard… Régis Loisel pose les bases de sa nouvelle série et distille au compte goûte les premiers indices qui vont permettre à Max de remonter la piste vers son père. Le scénariste surprend le lecteur par le changement de ton qui intervient au cours du récit, d’un ton léger proche de la comédie à une ambiance plus beaucoup plus dramatique…En effet, la recherche de Max ne va pas du tout être de tout repos et les dangers auxquels il sera confronté risquent d’être nombreux à l’image de ce premier opus. L’action est au rendez-vous tout au long de ces 88 pages qui se lisent d’une traite, sans temps mort. Régis Loisel prend également soin de construire ses personnages avec des personnalités affirmées, ce qui permet au lecteur de s’attacher au jeune héros. A tout ceci s’ajoute une petit dose d’humour, avec des dialogues percutants, qui offre quelques respirations à l’album.

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Graphiquement, on retrouve Olivier Pont à qui l’on doit notamment l’excellent Bouts d’ficelles paru chez Dargaud. Dans Un putain de salopard, son dessin fait une nouvelle fois mouche. Tout d’abord, il parvient à embarquer le lecteur en plein coeur de la forêt amazonienne et à le dépayser complétement avec de très beaux décors. Les personnages ne sont pas en reste et Olivier Pont les rend attachants et très expressifs. Le découpage, certes assez classique, apporte beaucoup de lisibilité et de dynanisme au récit dont le rythme s’accélère au fur et à mesure de l’album.

Isabel, premier tome d’Un putain de salopard marque les débuts prometteurs de celle nouvelle série. Régis Loisel et Olivier Pont surprennent le lecteur et l’embarque dans une épopée assez folle dont on a irresistiblement envie de connaître la suite.

 

 

Un putain de salopard #1
Isabel
88 pages
Régis Loisel – Olivier Pont
Rue de Sèvres
Parution : 24 avril 2019

 

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